L’actualité Rue et Cirque vue par Karwan
en région Provence-Alpes-Côte d’Azur
depuis La Cité des Arts de la Rue

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Misérables !

Arts de la rue

A partir de quelques scènes des "Misérables", connues ou méconnues du grand public... A partir des envolées lyriques, poétiques, comiques ou sociales du grand Hugo...
L’histoire qui se raconte est perturbée par la réalité économique de notre famille de saltimbanques. La farce cruelle que les forains croyaient jouer, ils la vivent. Le bateleur devra faire appel de plus en plus souvent aux spectateurs pour essayer de venir au bout de cette histoire. Le public jouera-t-il le jeu de la solidarité ?

En 1812, la première troupe d’Annibal tourne de ville en ville avec ses roulottes, s’installant sur les places des villages pour y jouer ses pièces.
Fidèle à la tradition des saltimbanques, la troupe actuelle perpétue la forme foraine. La roulotte est remplacée par un camion.
Du camion, surgit un authentique théâtre à l’italienne : un plateau en véritable acajou, des pendrillons en velours rouge, un manteau d’arlequin sang et or,
coulisses, loge, régie, cintres, proscenium, trappe, escalier... le tout face à plusieurs rangées de gradins en hémicycle. Un théâtre sans les murs.

Une boîte à images d’où surgiront tous les personnages du drame ; en pied, en buste, en marionnette, selon l’endroit de leur apparition. Les rideaux s’ouvrant dans tous les sens, une trappe, le toit du camion, deux régies castelets à cour et jardin, proposeront une surprise scénographique à chaque scène. Les personnages de Hugo sont traités avec des accessoires sommaires qui permettent de passer rapidement de l’un à l’autre et de retourner de façon évidente aux personnages de notre famille.

Les allers et retours des comédiens aux personnages montrent leur fragilité et la difficulté d’avoir un propos social dans un monde ou l’ambition culturelle est reniée par le pouvoir tout puissant du marché. Le spectacle est tel un DVD truffé de bonus des Misérables d’Hugo. On s’y amuse, on participe et on se délecte des trouvailles d’Annibal pour conter la célèbre fresque tout en dénonçant le malaise de la société.